Paris-Roubaix est comme devenu une tradition familiale chez les Two Moulins au fil des années. 

Mais l’édition de cette année n’a bien failli pas se réaliser. 

Après l’accident du 1 er avril, qui nous empêcha de faire le Tour des Flandres, Paris-Roubaix s’est presque fini de la même manière. 

Le pied était toujours douloureux le vendredi soir et Philippe n’était pas au mieux de sa forme avec une tendinite du coude droit… décision prise que je serai le seul à m’aligner au départ, mais cette année depuis Roubaix et non pas Busigny, comme les années précédentes sur le plus long parcours avec tous les secteurs pavés.

Retrait des dossards avec Philippe

Nous arrivons au vélodrome de Roubaix pour prendre le départ et récupérer le dossard aux alentours de 8h30.
Après quelques difficultés auprès d’ASO pour échanger le dossard du 172 km contre celui du 146 km, je peux commencer.
Retirer le survêtement est déjà un acte bien difficile avec la température ressentie qui est de 0°, pourtant mi-avril !

Le départ est lancé à travers des routes que je connais bien. Direction Raismes, à côté de Saint-Amand-les-Eaux, pour le premier secteur pavé et non des moindres avec la trouée d’Arenberg.

Petite pause photo à l’entrée de celle-ci avant de la traverser. C’est là que tout se complique comme je le craignais. En effet le pied n’est toujours pas guéri. Sur les portions de routes, pas de soucis, mais sur les pavés c’est une autre histoire. D’autant plus que la météo glaciale n’aide pas.

La trouée d'Arenberg

C’est quatre secteurs pavés plus loin, à la sortie de celui de Tilloy à Sars-et-Rosieres, que je demande à Philippe de me rejoindre en cours de route, afin de m’apporter des antidouleurs car la suite n’aurait pas été possible sans eux.

Il était en train de profiter du village d’exposants de l’événement quand il reçoit mon appel. Il se met en route pendant que j’enchaîne  les secteurs en serrant les dents.

Il est bien plus long de faire les secteurs seul. Les écouteurs n’ayant plus de batterie; c’est avec les bruits de roues heurtant les pavés que je m’approche du secteur 10, où m’attend Philippe en voiture.

Ce sera après ce secteur de Mérignies à Avelin que je prendrai le seul arrêt de ce Paris-Roubaix. Petit ressucrage pour faire passer l’hypoglycémie et qui permet à l’antidouleur de faire effet.

Je quitte Philippe pour reprendre la route afin qu’il m’attende au vélodrome. Les antidouleurs font effet et je ressens moins les effets de la voiture sur le pied. Mais je sens aussi que ces antidouleurs m’empêchent d’être totalement conscient de ce qui se passe.

J’en paierai le pris dans le secteur 7, de Cysoing à Bourghelles. Voulant accélérer, je prends le bas-côté pour rouler sur la dizaine de centimètres de terre qui longent les secteurs. Mais ma roue décide de frotter celui-ci; chute sans gravité dans les hautes herbes.
Une crampe dans le mollet se fait sentir au moment de remonter sur le vélo; avec quelques étirements elle a disparu.

Les derniers secteurs s’enchaînent et celui du Carrefour de l’Arbre me fait serrer les dents car l’antidouleur a ses limites tout de même.

Le mythique restaurant du carrefour !

Les deux derniers, ceux de Gruson et de Willems à Hem, paraissent être du bitume de circuit automobile en comparaison.

Les derniers kilomètres s’accumulent pour rejoindre le vélodrome de Roubaix.

L’arrivée sur ce dernier est du pur bonheur. Philippe y était afin d’aller me chercher une bière bien méritée , après ce Paris-Roubaix vraiment difficile avec ce pied.

Nous ne nous éterniserons pas sur le salon car la température n’est toujours pas remontée. Heureusement, retour en voiture à l’appartement.

Des forces sur un beau plateau !

Le week-end n’est pour autant pas terminé. Après une bonne nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, nous rejoignons avec Philippe, des collègues de Décathlon, Manu et Guillaume, pour assister au passage des pros au début du secteur de Gruson comme l’an passé.

L’attente se fait en savourant de bonnes bière locales du Tour des Flandres, même si la température n’est toujours pas remontée.

Les pros aussi n’ont pas chaud; tenues longues obligatoires pour eux. L’échappée se réchauffe en pédalant à vive allure sur cette fin de parcours; rapidement suivie par le peloton qui n’arrivera pas à les reprendre.

Rendez-vous l’an prochain, avec je l’espère, le long parcours comme à notre habitude…

About Félix

Le fils de la famille Moulin, passionné de photos et de sports. Grand amateur de sports de glisse mais surtout de course à pied et vélo. Actuellement étudiant en informatique à Epitech Lille.

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