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Sologne

Vacances de Février 2018

Nouvelle région à explorer …
En effet de nouveaux locataires vont occuper l’Olybis à Olivet, où nous nous rendons avec les parents.
Après avoir profité de la Provence en début de vacances, elles vont se terminer dans l’Orléanais.

Pas de vtt en ce début d’année, mais du vélo de route pour changer.

Il faut dire que je commence à connaître les chemins méditerranéens par coeur et que le temps est incertain.
De plus, ceux de Sologne traversent surtout d’importants domaines privés.
Mieux vaut rester sur le bitume !
Surtout que je veux profiter d’un nouveau bolide.
Mes itinéraires ont ainsi été préparés …

Vers Vierzon

Pas beaucoup de vent après une nuit pluvieuse.
Mais il devrait se lever en provenance du sud-est en milieu de journée.
Ce premier itinéraire en direction de cette ville est adéquate.
Je prends donc la direction d’Isdes, après être passé par Saint-Cyr-en-Val.

Premières impressions étranges …

C’est aussi plat que dans le Nord et je suis « absorbé par la forêt » et sa tranquillité.
La qualité du revêtement est vraiment remarquable, notamment pour de petites départementales.
On a aussi l’impression que la route est bloquée, tellement la circulation est inexistante.
Les quelques automobilistes sont d’ailleurs très respectueux, contrairement à certaines régions.

Avant de franchir une petite rivière, la Sauldre, je découvre avec plaisir la « Sente Bleue » qui est son ancien canal.
On peut le suivre en vtc avec sa famille, pour ceux que çà intéresse …
Après cette pause agréable, la température s’est radoucie.
A Ménétréol-sur-Sauldre, c’est la Petite Sauldre que je traverse.

Les nombreux étangs solognots sont l’occasion de pauses photos enrichies des sons de la   nature.

Cap toujours au sud vers Bourges, mais la mi-parcours est atteinte à Vouzeron, proche de Vierzon.
Je vais pouvoir repartir vers le nord, poussé par l’air du sud prévu par la météo.

A ma grande stupéfaction, car ce n’était pas prévu, je découvre le site de radio-astronomie de Nancay.
Papa m’en avait parlé en arrivant en Sologne.

Ayant bien roulé, c’est le moment d’en profiter.

Par ailleurs, je suis accompagné de majestueux vols d’oies en forme de « V », qui reviennent de migration.
Impossible de ne pas les remarquer en raison de leurs cris.
Elles sont presque aussi impressionnantes que ces immenses antennes qui se font face, pour scruter l’espace à la recherche de « ET »
Il y a aussi des expositions à visiter et une boutique souvenirs.

Mais il faut repartir car le dessert m’attend …
Je passe par Souesmes, avant de retraverser la Sauldre à Pierrefitte-sur-Sauldre.

Me voilà enfin à Lamotte-Breuvon juste à l’heure du goûter !

J’avais entendu dire la veille, en passant en voiture, que les soeurs Tatin y avait créé leur fameuse tarte …
Occasion rêvée d’en ramener une pour la savourer en famille à l’Olybis.
N’ayant rien avalé depuis le départ, je m’offre une part qui sera dégustée un peu plus loin au calme au sein de la forêt.
Après Vouzon, je traverse Ménestreau ( et non Nespresso ! ) et Marcilly-en-Villette, avant de retrouver Saint-Cyr-en-Val, commune voisine d’olivet.
Il n’y a plus qu’à sortir la tarte du sac-à-dos, qui de toutes façons, est prévue pour être retournée !
Voilà pour l’Est de la Sologne.

Forêt d’Orléans

Depuis le temps que ma marraine Laurence nous propose de lui rendre visite dans son magasin de fleurs, c’est le but de cette nouvelle cyclo orléanaise.

J’avais prévu des itinéraires en Sologne, en oubliant l’une des plus grandes forêts domaniales de France.

Traînou, où se situe « Tentations Fleurs », étant à peu près au centre de celle-ci, je vais suivre son périmètre.
Laurence nous attend en début d’après-midi et je peux donc prévoir une centaine de kilomètres comme j’en ai l’habitude, avant les averses.

La difficulté est de traverser la Loire sans passer par Orléans avec sa circulation urbaine.
Le premier pont me fait débuter le parcours à Jargeau, pour me rapprocher de la forêt.
C’est ainsi que je vais longer le Canal d’Orléans, à partir de Fay-aux-Loges jusqu’à Chatenoy, extrémité Est de cette vaste étendue boisée.
Son tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre commence par les bois de Bellardin et de La Madeleine.
Toujours à pleine vitesse, il faut ralentir car je croise quelques bergers Malinois se dégourdissant les pattes au beau milieu de la route.
Ils sont quatre et très bien dressés par leur maître avec qui je discute jusqu’à sa ferme-ranch.

J’approche du nord de la forêt en passant par Chilleurs-aux-Bois, où des amis de mes parents habitent.
Juste avant, le château de Chamerolles propose régulièrement des expositions.
Ce qui est remarquable est qu’ils se connaissaient à leur époque étudiante et que les copines ont épousé les copains : Danièle avec Bernard Moulin et Anne-Marie avec Gérard Villefranque …

N’étant pas la raison de cette cyclo forestière, j’accélère en direction de l’ouest, à la limite de la Beauce.

Les nombreux champs me protègent moins du vent de sud-ouest amenant des averses.
Heureusement que le revêtement de la chaussée est toujours extraordinaire, comme en Sologne.

Il est temps de se rapprocher de Traînou, en bifurquant sur la Rue de la Forêt puis sur la Route forestière de la Pervenche.
Mais le printemps étant tardif, il est encore trop tôt pour en apercevoir …

Pas grave puisque j’arrive au paradis des fleurs !

Juste à temps car le ciel est noir d’averses.
Je suis impressionné par la vitrine et sa décoration qui ne passe pas inaperçue.
Laurence et maman m’attendent impatiemment car je ne suis pas en avance après avoir fait le touriste en forêt …
Nous tentons tout de suite quelques photos en extérieur entre les gouttes.
Merci à Amandine, la vendeuse dévouée de ma marraine, pour ces prises de vue pas évidentes.
Mais je vais surtout réaliser un véritable reportage à l’intérieur car l’aménagement de Tentations Fleurs est remarquable.

Le temps qu’on me prépare un ravitaillement comme on en rencontre rarement !

Tout le monde se retrouve ainsi dans l’arrière-boutique, comme dans la  » jungle orléanaise  »
Les senteurs exquises viennent rivaliser avec des pâtisseries gourmandes …
Heureusement que le Scenic est prêt pour nous ramener à l’Olybis !
Merci Laurence pour avoir pensé à cette idée touristique, qui fut l’un nombreux souvenirs de ces congés dont je me souviendrai longtemps …

Laurence et Maman

Les châteaux

Retour en Sologne, mais vers l’ouest, pour atteindre la Loire.
C’est l’autre itinéraire sur route, prévu pour visiter la région.

Importante cyclo touristique organisée, avec au programme Chambord et Blois.

Il faut en profiter car il fait beau un jour sur deux !
Seul bémol est le vent qu’il va falloir affronter à l’aller.
Départ matinal, pour être de retour avant la nuit, même si les journées s’allongent.

Ligne droites dignes de celle des Hunaudières, intégrée au circuit des 24 h du Mans !
Ce qui me conduit à Ligny-le-Ribault.
Une prochaine fois, je ne manquerai pas de découvrir à Cléry le magasin de Philippe, mari de Laurence.
Il s’est aussi spécialisé dans le domaine floral.
Merci Philippe pour tes nombreuses indications touristiques dont tu as le secret et qui m’ont manqué.
La route devient plus forestière en passant du Loiret au Loir-et-Cher, avec une hausse considérable de la température, qui va devenir printanière au cours de cette sortie.
Quel contraste avec la précédente en Sologne !

Avenue du Roi

Chambord

Me voilà plus tôt que prévu à l’entrée du domaine de Chambord, après avoir longé son impressionnant mur de clôture.
Chaque entrée porte un nom, donnant accès à une route également identifiée.
Pour ma part, c’est la Porte de Muides, suivie de la route François Ier
Le macadam est curieusement couleur saumon et très roulant.
Il s’agit d’un domaine national dont le village de Chambord est propriété de l’état français ( merci Philippe ).
Impossible de se perdre avec les nombreux panneaux indicateurs tout nouveaux.
Le domaine est d’ailleurs en pleine phase de travaux.
Heureusement que la chasse est terminée car j’aurais pu y croiser le président …

Panneaux inutiles pour repérer les nombreuses cheminées qui participent à la notoriété de ce château.
Sa façade nord est imposante et je peux admirer les récents jardins à la française, réaménagés d’après les plans d’époque.
Pas le temps de s’attarder car je veux rouler le long du Grand Canal, qui permet au Gosson de s’écouler, pour rejoindre l’entrée principale du château.
J’admire au passage les marais du domaine qui bordent ce canal, agités par le vent se renforçant.
A son extrémité, une passerelle est idéale pour photographier le château de loin.
Ce que me permet une joggeuse pratiquant le canitrail, accompagnée de son splendide berger blanc.
Elle m’en demande d’ailleurs autant, ce qui fut fatidique au vélo !
Une rafale de vent plus conséquente le couche sur le côté, alors que je pensais l’avoir stabilisé contre la rambarde …

Uniquement quelques bobos à déplorer sur le moment !

Le soleil est presque dans le prolongement de l’Avenue du Roi et les nombreux touristes de toutes nationalités se succèdent sans discontinuer.
Retour au Pont Saint-Michel, où une rafale de vent ( décidément ) projette l’un de mes gants dans l’eau.
Hors de question de m’en séparer !
Il y a bien des barques, mais sans rame …
Un employé de jardin me propose son aide avec un rateau trop court.
Il va même demander à son chef  d’essayer avec le godet d’une petite pelle mécanique !

Je finis par retomber en enfance, en allant à la pêche aux canards.

C’est grâce à une grosse sangle de travaux que je parviens patiemment à remonter le noyé.
Il finira de sécher en l’enfilant, face au vent avec une bonne dizaine de degrés.
Que de temps perdu et c’est le moment de prendre la direction de l’autre château, celui de Blois.

Pont Jacques-Gabriel

Blois

Plus que quelques kilomètres en lutant contre ce vent d’ouest qui s’est réchauffé, avant d’apercevoir le plus long fleuve de France.
Elle est surplombée par Blois sur sa rive droite que je rejoins.
Il n’y a plus qu’à longer les quais jusqu’au Pont Jacques-Gabriel.

Le moins évident est de pouvoir remonter jusqu’au château …

Ce n’est pas un sens interdit avec une forte pente à plus de 10 % , qui vont m’en empêcher.
C’est une véritable forteresse à prendre d’assaut, mais le panorama sur le fleuve et cette ville, est saisissant sous un ciel de Loire traditionnellement décoré de quelques cumulonimbus blancs inoffensifs.

Pas évident de visiter avec le vélo !

Au niveau de l’entrée principale, j’aperçois quand même la cour et surtout le fameux escalier à double vis.
C’est le principe de celui de Chambord, imaginé par Léonard de Vinci, qui permet de se croiser sans se voir.
Quelques photos et une boutique souvenirs, avant de replonger vers la Loire.
Son débit est conséquent, contrairement à l’été où elle laisse apparaître de nombreux bancs de sable.
Je savoure ces derniers instants en contemplant le vieux pont au son du fleuve.

L’après-midi est bien entamé et je ne suis qu’à mi-parcours.
Cependant, je vais pouvoir compter sur Eole pour regagner Olivet, à plusieurs dizaines de kilomètres par heure.
Second passage par Chambord sur le retour, pour l’admirer au soleil couchant, sans oublier la boutique souvenirs.

La route Charles X me conduit à la sortie du domaine.

Avant Dhuizon, je pénètre dans la forêt de Boulogne, non pas dans le célèbre Bois de …
L’itinéraire me ramène à Ligny-le-Ribault, pour prendre la direction de La Ferté-Saint-Aubin, autre ville principale de Sologne.
Un peu d’éclairage est nécessaire avant d’arriver à Saint-Cyr-en-Val.
Puis je traverse le campus universitaire orléanais de La Source, pour repasser devant le Parc Floral d’Olivet, lieu incontournable de nombreuses promenades familiales …

Cette journée sportive et touristique se clôt parfaitement avec une soirée familiale à l’Olybis, passée en la compagnie de Laurence et Philippe, qui finissent par être coutumiers de mes retards de fin de cyclo !

Pour conclure, je recommande vivement la Sologne aux amateurs de bicyclette, qu’elle soit sportive ou familiale …

Comme à la fin des films au cinéma, voici un éventail des oubliés

About Philippe

Depuis qu’il retrouve ses élèves à vélo, il ne peut désormais plus s’en passer au point de faire le Tour de la France sur sa bicyclette.

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